La contraception en Belgique : des chiffres en hausse et des choix en évolution

L’utilisation de la contraception en augmente. Aujourd’hui, environ huit femmes sur dix en âge de procréer (15 à 49 ans) utilisent une forme de contraception.
Cette proportion a augmenté ces dernières années et la hausse est particulièrement marquée chez les jeunes : plus de 90 % des femmes âgées de 15 à 21 ans déclarent utiliser une contraception.
Quelles sont les méthodes les plus utilisées ?
La pilule contraceptive reste la méthode la plus utilisée, tant chez les jeunes que chez les adultes. Toutefois, une tendance claire se dessine : l’utilisation de la pilule diminue progressivement. En 2013, plus de la moitié des femmes utilisaient encore la pilule, mais cette proportion a diminué depuis.
Parallèlement, les alternatives gagnent en popularité. Le stérilet, en particulier, est en plein essor et est devenu la principale alternative chez les femmes adultes. En outre, les femmes optent de plus en plus pour d’autres méthodes telles que l’anneau vaginal, l’implant hormonal, l’injection contraceptive et le patch contraceptif.
Les données administratives confirment également cette évolution : l’utilisation de la pilule classique diminue, tandis que le recours aux stérilets et à la contraception d’urgence augmente. Cela reflète une évolution plus large vers des méthodes contraceptives de longue durée et moins dépendantes de l’utilisateur.
Remboursement via l’assurance obligatoire
L’accessibilité de la contraception en Belgique est étroitement liée au système de remboursement. Pendant longtemps, la contraception n’était remboursée par l’assurance maladie obligatoire qu’en cas de nécessité médicale.
Une évolution a eu lieu en 2004 avec un projet pilote prévoyant une intervention supplémentaire pour les jeunes de moins de 21 ans. Ce système a été définitivement instauré en 2013, puis étendu aux jeunes jusqu’à 25 ans en 2020.
En outre, le remboursement a été élargi aux personnes bénéficiant d’une intervention majorée et la pilule du lendemain a été remboursée pour toutes les tranches d’âge.
Cependant, le remboursement n’est pas universel. Depuis 2021, certaines pilules contraceptives classiques ne sont plus remboursées pour les femmes de plus de 25 ans ne bénéficiant pas d’une intervention majorée. Des inégalités d’accès subsistent dès lors.
Différences démographiques
Des différences importantes apparaissent également selon l’âge et la situation socio-économique. Les femmes plus jeunes ont davantage recours à la contraception remboursée, notamment grâce à des mesures politiques ciblées.
Dans certaines régions et parmi les groupes à statut socio-économique plus faible, l’utilisation est plus faible et les méthodes barrières comme le préservatif — qui ne font pas l’objet d’un remboursement — sont plus fréquemment utilisées.
Remboursements complémentaires via les mutualités
Enfin, il est important de souligner qu’en plus du remboursement prévu par l’assurance maladie obligatoire, les mutualités peuvent proposer des remboursements complémentaires pour certaines méthodes contraceptives.
Ces interventions supplémentaires peuvent réduire considérablement les coûts, d’où l’intérêt de s’informer. Utilisez l’option « contraception » dans notre comparateur afin de vérifier quelle mutualité offre quel avantage dans ce domaine.
En résumé, l’utilisation de la contraception en Belgique reste élevée et augmente, avec des évolutions claires dans les préférences et des défis persistants en matière d’accessibilité et d’égalité.
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